Rajmohan Gandhi s’associe à l’ambassadeur du Pakistan aux Nations Unies pour un appel commun en faveur des victimes des inondations au Pakistan

Rajmohan Gandhi (Photo: Dale Wain)Rajmohan Gandhi (Photo: Dale Wain)Rajmohan Gandhi, président d’Initiatives et Changement international, s’est joint à l’ambassadeur du Pakistan aux Nations Unies, M. Abdullah Hussain Haroon, pour appeler à l’augmentation de l’aide aux victimes suite aux inondations catastrophiques qui ont dévasté une partie du Pakistan.

C’était à l’occasion d’une conférence commune qui s’est déroulée au siège des Nations Unies à New York le 3 septembre. Voici quelques extraits de l’intervention du professeur Rajmohan Gandhi, qui a tout d’abord rendu hommage aux organisations de toutes origines ainsi qu’aux Pakistanais les plus humbles qui ont déjà apporté leur aide aux victimes. Il s’est déclaré heureux que le gouvernement indien et beaucoup de ses compatriotes aient aussi participé à cet effort. Heureux aussi de pouvoir lancer cet appel en compagnie de l’ambassadeur du Pakistan.

J’exprime ici mes prières et ma compassion pour les centaines de milliers de Pakistanais courageux, hommes, femmes, enfants et personnes âgées qui ont perdu en quelques instants ce qu’ils avaient bâti toute leur vie ou hérité du labeur des générations précédentes. Ils sont malgré cela prêts à affronter l’avenir.
On dit souvent que la mort d’une personne est un drame et que celle de millions d’individus n’est qu’une statistique. Ces dernières semaines, le Pakistan a vécu des millions de drames, chacun unique, chacun personnel, impliquant le choc, la douleur, le courage, la foi, l’espoir et l’amour.

Soyons bien conscients que dans cette catastrophe, comme dans toutes les guerres, tous les conflits, ce sont les plus pauvres qui sont les premiers à souffrir, ne perdant pas seulement une partie de leurs biens, mais la totalité. Leur tristesse n’est pas entendue, leur héroïsme n’est pas chanté, leur souffrance reste oubliée. Pour nos élites, le fait même qu’elles ne sont pas affectées devrait être une source de honte et de culpabilité plutôt qu’un soulagement. Si les plus nantis de l’Asie du Sud choisissent cette occasion de se rapprocher de leurs voisins moins chanceux, alors cette tragédie sera un tout petit peu atténuée.
Pour en savoir plus: articles parus dans les médias (en anglais)

L’écrivain, petit-fils du Mahatma Gandhi et professeur à l’Université de l’Illinois d’Urbana-Champaign, est actuellement Président d’Initiatives et Changement international.

N.B : Des individus de toutes cultures, nationalités, religions et croyances sont impliqués et actifs avec Initiatives et Changement. Ce texte représente le point de vue de l’auteur, pas nécessairement de toute l’organisation Initiatives et Changement.